dimanche 27 décembre 2015

Un petit point sur moi

Alors, la fin de mon contrat de deux ans est pour le 4 mars.

Je suis prise entre deux envies :

- être contente de partir car il y a des choses qui me pèsent de plus en plus;

- regretter de partir car je ne sais absolument pas ce que je vais devenir professionnellement après.

C'est donc une période assez bâtarde car, quoi que je fasse, je culpabilise...

Culpabiliser, c'est ce que je fais de mieux !

La conjoncture économique fait que l'on ne peut pas me garder (bon, je m'en doutais un peu, je dois l'avouer même si, à un moment, la possibilité que je reste avait été évoquée). Il semblerait que j'arrive toujours au mauvais moment...

J'ai la satisfaction d'avoir fait de mon mieux et d'avoir remis un pied dans le monde du travail.

Je lis toujours d'horribles commentaires qui parlent des "assistés" et, le gars qui m'a fait le plus de mal dans les dernières années par ses propos a été élu président de ma belle région.

Je lis des horreurs sur plein de choses. C'est toujours sur ceux qui ont le moins qu'on tape.

J'essaie de ne plus lire mais c'est difficile...

Même les personnes qui devraient être de mon bord politique (pour peu que j'en ai un) tiennent des discours qui sont dans l'air du temps. Comme si le fait de ne pas trouver de travail était un choix et non une conséquence de l'absence d'emploi (car même si on soustrait mathématiquement des personnes sans emploi le nombre de postes non pourvus, il en reste encore beaucoup des personnes sans emploi !).

Si certains s'enrichissent matériellement, tout le monde s'appauvrit culturellement. Je ne sais pas comment le dire. Tout ce qui ne rapporte pas d'argent est considéré comme inutile. Comme si l'argent était définitivement devenu notre unique maître.

Les politiques de quelque bord qu'ils soient ne se battent plus par conviction mais pour la place.

Tout cela me fait me poser des questions. Il ne semble plus y avoir d'alternative possible puisque le monde politique est d'accord sur tout à part de minuscules points de détail.

Et l'alternance qu'on me propose (une grande blonde et une jolie blonde plus jeune) ne me sied pas.

Je me sens tellement isolée...

Voilà, voilà, un petit point gris tirant vers le noir avant la nouvelle année qui s'annonce.

J'ai parlé de ce blog récemment

Du coup, je suis revenue y faire un petit coucou.

lundi 25 février 2013

Ecole buissonnière
Charles Cros

 Ma pensée est une églantine
Eclose trop tôt en avril,
Moqueuse au moucheron subtil
Ma pensée est une églantine ;
Si parfois tremble son pistil
Sa corolle s'ouvre mutine.
Ma pensée est une églantine
 Eclose trop tôt en avril.

 Ma pensée est comme un chardon
Piquant sous les fleurs violettes,
Un peu rude au doux abandon
Ma pensée est comme un chardon ;
Tu viens le visiter, bourdon ?
Ma fleur plaît à beaucoup de bêtes.
Ma pensée est comme un chardon
Piquant sous les fleurs violettes.

 Ma pensée est une insensée
Qui s'égare dans les roseaux
Aux chants des eaux et des oiseaux,
Ma pensée est une insensée.
Les roseaux font de verts réseaux,
Lotus sans tige sur les eaux
Ma pensée est une insensée
Qui s'égare dans les roseaux.

 Ma pensée est l'âcre poison
Qu'on boit à la dernière fête
Couleur, parfum et trahison,
Ma pensée est l'âcre poison,
Fleur frêle, pourprée et coquette
Qu'on trouve à l'arrière-saison
Ma pensée est l'âcre poison
Qu'on boit à la dernière fête.

 Ma pensée est un perce-neige
Qui pousse et rit malgré le froid
Sans souci d'heure ni d'endroit
Ma pensée est un perce-neige.
Si son terrain est bien étroit
La feuille morte le protège,
Ma pensée est un perce-neige
Qui pousse et rit malgré le froid.

dimanche 24 février 2013

Ce soir à la BRUNE
 Nous irons ma BRUNE
 Cueillir des serments,
Cette fleur sauvage
Qui fait des ravages
Dans les coeurs d'enfants.

Pour toi, ma princesse
J'en ferai des tresses
Et dans tes cheveux ;
Ces serments, ma belle
Te rendront cruelle Pour tes amoureux...

 Demain à l'aurore
Nous irons encore
Glaner dans les champs,
Cueillir des promesses
Des fleurs de tendresse
Et de sentiment.

Et sur la colline
Dans les sauvagines
Tu te coucheras,
Dans mes bras, ma brune
Eclairée de lune
Tu te donneras.

C'est au crépuscule
Quand la libellule S'endort au marais,
Qu'il faudra, voisine
Quitter la colline
Et vite rentrer.

Ne dis rien, ma brune
Pas même à la lune
Et moi, dans mon coin,
J'irai solitaire
Je saurai me taire
Je ne dirai rien...

Ce soir à la brune
Nous irons, ma brune
Cueillir des serments
Cette fleur sauvage
Qui fait des ravages
Dans les coeurs d'enfants

Pour toi, ma princesse
J'en ferai des tresses
Et dans tes cheveux
Ces serments, ma belle
Te rendront cruelle Pour tes amoureux...

mercredi 5 décembre 2012

Recoucou les popotes

Dites donc, ça fait longtemps que je ne suis pas venue. Facebook est devenu mon blog, vous trouvez ça malsain ???

lundi 19 mars 2012

Insomnie

Tristan CORBIERE


Insomnie, impalpable Bête !
N'as-tu d'amour que dans la tête ?
Pour venir te pâmer à voir,
Sous ton mauvais oeil, l'homme mordre
Ses draps, et dans l'ennui se tordre !...
Sous ton oeil de diamant noir.

Dis : pourquoi, durant la nuit blanche,
Pluvieuse comme un dimanche,
Venir nous lécher comme un chien :
Espérance ou Regret qui veille.
A notre palpitante oreille
Parler bas... et ne dire rien ?

Pourquoi, sur notre gorge aride,
Toujours pencher ta coupe vide
Et nous laisser le cou tendu,
Tantales, soiffeurs de chimère :
- Philtre amoureux ou lie amère
Fraîche rosée ou plomb fondu ! -

Insomnie, es-tu donc pas belle ?...
Eh pourquoi, lubrique pucelle,
Nous étreindre entre tes genoux ?
Pourquoi râler sur notre bouche,
Pourquoi défaire notre couche,
Et... ne pas coucher avec nous ?

Pourquoi, Belle-de-nuit impure,
Ce masque noir sur ta figure ?...
- Pour intriguer les songes d'or ?...
N'es-tu pas l'amour dans l'espace,
Souffle de Messaline lasse,
Mais pas rassasiée encor !

Insomnie, es-tu l'Hystérie...
Es-tu l'orgue de barbarie
Qui moud l'Hosannah des Élus ?...
- Ou n'es-tu pas l'éternel plectre,
Sur les nerfs des damnés-de-lettre,
Raclant leurs vers - qu'eux seuls ont lus.

Insomnie, es-tu l'âne en peine
De Buridan - ou le phalène
De l'enfer ? - Ton baiser de feu
Laisse un goût froidi de fer rouge...
Oh ! viens te poser dans mon bouge ! ...
Nous dormirons ensemble un peu.

samedi 17 mars 2012

Mon Dieu, protégez-moi !

Je me transforme en fille, je parle de cheveux !!

jeudi 8 mars 2012

Gros stress pour changement de coiffure

Demain je vais chez le coiffeur et j'ai super peur.

Il paraît que pour bosser il faut une coupe de cheveux présentable.

Mes cheveux ont bien besoin de se faire couper court pour reprendre de la vigueur.

Mais, franchement, j'ai plus peur d'aller chez le coiffeur que de passer devant un jury de concours de dix personnes !!

Croisez les doigts, priez pour moi.

J'ai testé plein de coupes de cheveux virtuellement et il y en a une qui me va moins mal que les autres. Mais c'est de la théorie. Demain, ce sera la réalité.

Quinze ans que je n'ai pas mis les pieds chez le coiffeur suite à un rdv qui a failli me coûter mes cheveux. Bon j'exagère. ça les a juste salement abimés. D'où mon émoi et mon stress.

Voilà, je vous dis tout.
Je ne suis pas tellement sûre qu'on me lise encore c'est pourquoi je me lâche un peu.

Nouvelle coupe = emploi ??

J'aimerais...

lundi 27 février 2012

starmaniaque

À quoi ça sert
De vouloir monter si haut ?
À quoi ça sert
De vouloir être si beau ?
S'il ne reste plus rien
Quand vient la fin du show
Que la chaleur
D'un spot-light sur ma peau

samedi 15 janvier 2011

Francis Jammes Je m'embête

Je m'embête; cueillez-moi des jeunes filles
et des iris bleus à l'ombre des charmilles
où les papillons bleus dansent à midi,
parce que je m'embête
et que je veux voir de petites bêtes
rouges sur les choux, les ails (on dit aulx), les lys.
Je m'embête.

Ces vers que je fais m'embêtent aussi,
et mon chien se met à loucher, assis,
en écoutant la pendule
qui l'embête comme je m'embête.
Vraiment ces trois cils de ce chien de chasse,
de ce chien de poète,
sont cocasses.

Je voudrais savoir peindre. Je peindrais
une prairie bleue, avec des mousserons,
où des jeunes filles nues danseraient en rond
autour d'un vieux botaniste désespéré,
porteur d'un panama et d'une boîte verte
et d'un énorme filet à papillons
vert.

Car j'apprécie les jeunes filles
et les gravures excessivement coloriées
où l'on voit un vieux botaniste éreinté
qui longe un torrent et se dirige
vers l'auberge.

mercredi 5 janvier 2011

samedi 11 décembre 2010

Je me rends compte que des choses ont changé.

Je ne sais pas si c'est en mieux ou en pire.

La plupart des gens que je connaissais avant et que je passais mon temps à réconforter quand ça allait mal ont disparu de ma vie.

Les personnes nouvelles que je rencontre pense que je me plains tout le temps.

Quoi de positif là-dedans me direz-vous ?

C'est que je suis capable de m'écouter et de sentir mes limites. Sans doute parce que c'est nouveau pour moi, je les place à un niveau inférieur à mes capacités réelles parce que j'ai toujours peur de me faire mal au corps mais surtout à l'âme.

C'est que je m'en fiche (presque) de ce que les gens pensent de moi et de ma façon d'être actuelle et surtout que je n'ai pas envie de les renvoyer à ce que j'étais avant.

Je crois que je fais le deuil de cet avant où j'étais capable d'écouter quelqu'un se plaindre de s'être cassé un ongle en éprouvant de la compassion.

Je n'ai pas l'impression de m'être durcie et d'être insensible aux vrais problèmes.

La vie a fait le tri parmi les gens qui m'aiment et les autres.

Il faudrait que je me recentre pour être capable de nouveau d'écouter les vrais problèmes de mes vrais amis sans pour autant que ça m'affecte aussi profondément qu'avant.

Voilà, c'est moi. J'en suis là dans mon cheminement... Je me suis recentrée sur moi, ça doit me servir à pouvoir me rouvrir aux autres sans m'oublier et sans me faire bouffer.

Vous qui me lisez et qui mettez votre énergie à me remonter le moral dans les nombreux moments où il chute, je vous remercie. J'ai été de ceux qui écoutent et qu'on oublie quand ça va mieux. Menace ou promesse (choisissez), je n'oublierai jamais que vous avez été là pour moi.

Je vous aime.

vendredi 10 décembre 2010

Une question à la con.

Normalement je la poserais sur Facebook mais j'essaie de ne plus abuser des statuts (c'est pas gagné). Je la pose donc sur ce blog dont l'audience est moindre... Mais le public sans doute plus mûr.

Je viens de zapper sur NT1 et j'ai vu quelqu'un que j'ai immédiatement reconnu. Je me suis dit : Tiens, c'est Hilgueugueu.

Et vous, continuez-vous d'appeler Hilgueugueu Hilgueugueu quand vous la voyez à la télé ?

Et oui, je me pose des questions bizarres les vendredi soir... Et encore, je ne vous les pose pas toutes après...