Je ne sais pas si c'est en mieux ou en pire.
La plupart des gens que je connaissais avant et que je passais mon temps à réconforter quand ça allait mal ont disparu de ma vie.
Les personnes nouvelles que je rencontre pense que je me plains tout le temps.
Quoi de positif là-dedans me direz-vous ?
C'est que je suis capable de m'écouter et de sentir mes limites. Sans doute parce que c'est nouveau pour moi, je les place à un niveau inférieur à mes capacités réelles parce que j'ai toujours peur de me faire mal au corps mais surtout à l'âme.
C'est que je m'en fiche (presque) de ce que les gens pensent de moi et de ma façon d'être actuelle et surtout que je n'ai pas envie de les renvoyer à ce que j'étais avant.
Je crois que je fais le deuil de cet avant où j'étais capable d'écouter quelqu'un se plaindre de s'être cassé un ongle en éprouvant de la compassion.
Je n'ai pas l'impression de m'être durcie et d'être insensible aux vrais problèmes.
La vie a fait le tri parmi les gens qui m'aiment et les autres.
Il faudrait que je me recentre pour être capable de nouveau d'écouter les vrais problèmes de mes vrais amis sans pour autant que ça m'affecte aussi profondément qu'avant.
Voilà, c'est moi. J'en suis là dans mon cheminement... Je me suis recentrée sur moi, ça doit me servir à pouvoir me rouvrir aux autres sans m'oublier et sans me faire bouffer.
Vous qui me lisez et qui mettez votre énergie à me remonter le moral dans les nombreux moments où il chute, je vous remercie. J'ai été de ceux qui écoutent et qu'on oublie quand ça va mieux. Menace ou promesse (choisissez), je n'oublierai jamais que vous avez été là pour moi.
Je vous aime.
Il y a 1 heure